Esprit punk rock anglais ce soir, le concert est lancé par Up The Bracket, The Delaney et Vertigo. Ça démarre sec. Carl Barat, lunettes noires et un chapeau, et son complice Peter Doherty, en djellaba, sont visiblement heureux d’être là pour partager la scène.
Pas de prise de tête, ils jouent pour jouer, quitte à ce que ça soit parfois un peu approximatif. Et puis ils sont heureusement soutenus par Gary Powell, incroyable batteur, et John Hassal à la basse.
Le concert continue sur le même rythme soutenu, ça secouait beaucoup dans la fosse ce soir !
A côté des morceaux très « sportifs », de très belles chansons plus calme qui mettent en valeur la voix inimitable de Peter Doherty. Je suis subjugué par Merrry Gold England !
Brillant ! Le rock dans sa plus belle réalisation!
Après un concert mémorable de Taylor Swift la veille, retour vers des terres qui me sont plus familières, avec The Black Keys, duo de blues rock américain, originaire d’Akron, dans l’État de l’Ohio. C’est leur dernier album, excellent, qui m’a convaincu de revenir les voir, leurs productions depuis El Camino en 2011 ne m’ayant pas vraiment convaincu. Bien m’en a pris car ce soir ils ont été remarquables.
22 ans d’existence, 12 albums, autant dire que Dan Auerbach (chanteur et guitariste) et Patrick Carney (batteur) ne sont pas des perdreaux de l’année. On est dans du lourd, du bon, du très bon.
Arrivé comme toujours très tôt, vers 16h, avec les habitués du premier rang. Nous regardons avec une légère angoisse les nuages d’orages qui s’accumulent sur Paris. Heureusement ça a pété partout sauf sur le Zenith, les dieux du rock veillaient sur nous, pauvres fans « presque » mouillés.
Howlin’ Jaws en première partie, c’est un bonne surprise. Habitué des petites salles le groupe parisien a réussi à soulever le Zenith. Il faut dire qu’ils ont attaqué lourd dès le premier morceau, avec Half Asleep Half Awake. Lucas Humbert continue de nous éblouir à la guitare. Un final atomique avec Mirror Mirror.
Petite entracte et les Black Keys entrent en scène avec« I Got Mine ». D’entrée de jeu Dan nous rappelle combien il excelle à la guitare. Lucas Humbert est excellent mais Dan Auerbach c’est encore autre chose! Dément!
Quatre musiciens les accompagnent, plus le « guitar tech » de Dan qui vient plusieurs fois prêter main forte (dessous).
Une setlist de 21 titres, panorama de leur carrière (seulement 4 titres du nouvel album, dont « Beautiful People (stay high) », que j’adore.
Concert en famille avec deux de mes « enfants » (22 et 29 ans quand même!) pour aller voir Taylor Swift. J’accompagne, ils sont fans comme la plupart des spectateurs qui attendent patiemment l’ouverture des portes. Ambiance sympathique, on discute entre voisins. Un groupe d’américaines de Miami venues pour l’occasion (les billets sont tellement chers aux Etats Unis qu’il leur est plus économique de venir voir Taylor Swift à Paris).
Concert de tous les superlatifs. Quatre Arenas vendues en quelques heures, une jauge rehaussée exceptionnellement à 45 000 places pour satisfaire la demande. Une scène démesurée qui s’avance pratiquement au 2 tiers de cette immense salle. Un écran géant qui couvre la totalité du fond de la scène et permet à chaque spectateur de vivre le concert au plus près des artistes.
Disons le tout de suite j’écoutais rarement Taylor Swift (je suis plus « rock ») mais ce soir j’ai été totalement bluffé!
Un show de 45 chansons, 3h20 non stop, où je ne me suis pas ennuyé une seule seconde c’est un signe!
Aucun temps mort dans ce spectacle qui retrace les onze albums (depuis « Taylor Swift » en 2006) qui ont propulsée Taylor Swift d’étoile montante de la country américaine à plus grande star internationale de la pop.
C’est réglé comme du papier à musique et pourtant tout se passe avec fluidité et naturel. Ultra pro, chapeau! Ca ma rappelle un peu la Madonna des années 80.
Musiciens et danseurs au top, scénographies époustouflantes, un show de folie!
Beaucoup d’échange avec le public, quelques mots en français et la promesse de revenir.
Ce soir je le confesse, moi le rockeur fan de Springsteen depuis 46 ans, j’ai totalement craqué pour Taylor Swift.
Après une très longue absence Dave Matthews est de retour à Paris à la salle Pleyel pour un concert unique en France. Une petite salle pour un artiste de cette envergure, le concert a rapidement affiché complet.
Avec DMB impossible de savoir à quoi s’attendre puisque sa setlist change tous les soirs mais le groupe est tellement bon que chaque soir c’est exceptionnel.
Arrivé assez tôt vers 16h30 je suis loin d’être le premier, je rejoins une grande majorité de fans américain qui le suivent en Europe. Ouverture des portes à 19h dans un joyeux foutoir comme d’habitude à Pleyel. J’ai beau courir je n’aurai pas une place contre la barrière ce soir, mais juste derrière, je me fais vieux!
Je commence avec mon petit mouvement d’humeur concernant l’ampli de scène du guitariste Tim Reynolds réglé beaucoup trop fort, qui couvrait même à certains moment les cuivres situés de l’autre coté de la scène. Malheureusement j’étais devant, pas de bol. C’est en bougeant de l’autre coté de la scène pour le rappel que j’ai pu enfin gouter un son parfait. Je ne comprend même pas que que ce genre de problème arrive avec un groupe de ce niveau.
Bon, pour revenir positif, une setlist de 20 titres qui va s’étaler sur 2 heures et demi d’un concert fantastique, du pur bonheur, avec un final en apothéose « All along the Watch Tower / Stairway to Heaven ».
Beaucoup d’improvisation et de solos, des morceaux qui s‘étirent en longueur sans que jamais on ne se lasse. Un vrai « jam band », c’est en live qu’ils sont les meilleurs, un vrai groupe de scène, jouant « ensemble » avec un bonheur évident.
Encore une fois je découvre avec quelques décennies de retard un musicien de génie. Ce soir mon voisin de gauche, venu du Luxembourg, l’avait déjà vu 26 fois. J’avais l’air un peu « amateur » en ayant découvert ce bluesman il y a tout juste un mois à travers un disque reçu en cadeau d’anniversaire (merci Bertrand!).
Il a 74 ans, 55 ans sur la route, 33 disques au compteur. Il a joué avec les plus grands. Ce soir c’est une légende du blues rock qui se produit à l’Alhambra.
Rescapé d’une très grave maladie du foie qui l’a immobilisé pendant des mois il y a une dizaine d’années, et qui l’a forcé à tout réapprendre en partant de zéro, il savoure chaque jour qui passe, et on sent bien son immense plaisir d’être sur scène face à un public avec ses musiciens.
Pendant plus de deux heures il va nous régaler avec son répertoire de blues , de rock et même de boogie!
Comme je disais à mon voisin de gauche (celui qui a vu Walter Trout 26 fois), je sors de ce concert en ayant eu l’impression d’avoir assisté à un miracle, tellement c’était beau et chaleureux.
Soirée « monday release » au Supersonic ce lundi 29 avril, Dynamite Shakers vient régaler les parisiens à l’occasion de la sortie de leur premier album « Don’t Be Boring ».
En hors d’œuvre Roman Ausen et Oh Non
Roman Ausen c’est du pop rock sympa. Donc c’était sympa
J’ai été beaucoup plus intéressé par OH NON, mélange de punk, rock, synthé. Des looks d’enfer, des sons qui virevoltent sur la voir de Diane. Le public est déchainé, ça pogote dur.
Je me dis que ça va se calmer avec Dynamite Shakers. Grave erreur!
Ils m’avaient fait forte impression en première partie de KOKOMO à la Cigale en novembre dernier, mais ce soir les Dynamite Shakers se sont surpassés et ça a été un très grand moment!
Pour faire simple Dynamite Shakers porte très bien son nom, c’est d’abord du rock garage explosif que le groupe délivre avec une maestria de folie. Le groupe donne le tempo, ce soir pas de concession, on y va a fond et ça démarre ultra speed. La salle embraye aussi sec et c’est partie pour une heure déchainée.
Les quatre shakers sont tous excellent mais ce soir mention particulière spéciale pour la bassiste Lila-Rose Attard dont j’ai enfin pu apprécier la voix superbe (3 garçons et une fille bassiste ça ne vous rappelle rien?)
Un nouveau concert de dingue. Décidément c’est LE groupe à suivre. Ils passent à la Boule Noire le 21 novembre prochain (ça va être dantesque), puis en principe en première partie de KOKOMO le 7 décembre à L’Olympia.
A voir absolument
L’excellente critique de leur album c’est ici => click